Le Comité
Protestant évangélique pour la Dignité Humaine dénonce la manipulation politique
du débat.
Strasbourg - le 06/07/09
- Le CPDH - Comité Protestant évangélique pour la Dignité
Humaine - dénonce de multiples manipulations dans le débat sur le travail
dominical.
Comment ne pas s'indigner quand le Président de la République justifie le
travail dominical par le désir du couple Obama de « faire les courses un
dimanche » ? Ne cherche-t-on pas à leur dissimuler les véritables
enjeux de ce projet ? De plus, soumettre un texte au Parlement durant
l'été est une méthode qui s'oppose à la clarté des débats, une grande partie
des français étant en vacances ou s'informant moins durant cette période.
Tout ceci paraît
montrer la volonté du gouvernement de faire absolument passer ce texte en
se soustrayant à un véritable débat démocratique alors même qu'au sein de la
majorité ceux qui s'étaient clairement positionné contre ce projet de loi
s'apprêtent aujourd'hui à exprimer un vote partisan.
Alors à qui profite réellement le travail le
dimanche ? Aux employés ? Aux consommateurs ? Ou aux grandes
enseignes ?
Se joignant aux multiples voix de la plupart des
acteurs de la vie sociale, politique et religieuse, le CPDH - Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine - redoute très sérieusement qu'une extension partielle
des dérogations ne soit une porte ouverte à la généralisation du travail le
dimanche et dénonce les
dommages importants qu'impliquerait cette libéralisation pour la société tout entière.
Cette loi toucherait en particulier les
travailleurs les plus pauvres ou les moins aptes à résister à la pression de leur
employeur : l'actualité a déjà montré
qu'un salarié n'est pas réellement en mesure de s'opposer à ce type de requête,
et qu'un demandeur d'emploi risque fortement de se sentir obligé d'accepter de
travailler le dimanche, pour ne pas perdre le Revenu de Solidarité Active.
Enfin, une augmentation ou une généralisation du
travail le dimanche, accentuerait le risque de laisser un peu plus les enfants et
les jeunes livrés à eux-mêmes du fait de l'absence obligée de leurs parents.
Qui alors serait prêt à assumer la responsabilité des conséquences de cette
situation ?
Pour le
pasteur Florian Rochat, Président du CPDH, « Seul
le repos dominical commun peut
se partager et permettre ainsi de développer des liens humains et sociaux dont
notre société individualiste a tellement besoin. C'est un besoin
personnel, un cadeau familial, une avancée sociale. »
Le CPDH encourage
toute mesure propre à promouvoir les relations humaines qu'aucun consumérisme
ne saurait remplacer. En conséquence, il
s'oppose fermement à toute libéralisation du travail le dimanche. Privilégier
les intérêts mercantiles au détriment du lien social reviendrait, une fois de
plus, à instrumentaliser l'humain.
Contact
presse : Daniel
RIVAUD 06 14 04 00 54 - avertir@aol.com
Enquête Credoc, novembre 2008
60,8% des Français ne sont pas prêts à travailler régulièrement le dimanche;
79% pensent que l'ouverture dominicale aurait des conséquences négatives pour
les salariés du commerce, notamment sur le plan de leur vie de famille et 75%
affirment que le temps d'ouverture des commerces est déjà suffisant pour
pouvoir faire face à ses besoins d'achat.
Voir également notre analyse sur www.cpdh.info
CPDH
Comité Protestant
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Le CPDH regroupe des
chrétiens issus de toute la mouvance protestante et a pour objet de promouvoir
le respect de la dignité humaine, la défense et la protection des droits et des
devoirs de l'enfant, de la femme, et de l'homme d'une manière générale ainsi
que la protection du droit à la vie de tout être humain, de sa conception
jusqu'à sa mort naturelle.